Un hôte Airbnb a tenté de facturer des dégâts inventés grâce à une photo créée par IA
En Australie, un propriétaire a envoyé à un voyageur la photo de toilettes qui débordent pour lui réclamer 1 700 dollars australiens. L’image avait été fabriquée avec un outil de Google, qui l’avait marquée d’une signature invisible.

Le voyageur a reçu la demande après son départ : une salle de bains inondée, photo à l’appui. Il a tout de suite douté, et pas seulement parce qu’il assure n’avoir « même pas utilisé de papier toilette ». L’image contenait des incohérences : de l’eau qui coule sans éclabousser, une inondation qui reste sagement dans une seule pièce, une poignée de porte placée à hauteur des yeux.
Des internautes ont ensuite repéré dans le fichier un SynthID (une signature invisible que Google glisse dans les images créées ou retouchées par ses outils, comme Gemini). Gemini sait lui-même la détecter. Airbnb a fini par juger la demande irrecevable. L’affaire montre une faiblesse du système : sur la plateforme, une photo sert de preuve principale, et le voyageur n’a que 24 heures pour contester une réclamation.
Le problème touche toutes les activités qui fonctionnent à la photo : assurance, location de matériel, service après-vente, retours de colis. Une image seule ne prouve plus rien. Vérifier la signature d’un fichier, demander une vidéo prise sur place ou plusieurs angles devient une étape normale avant de payer, comme avant d’accepter de rembourser.