Capcom, le studio de Street Fighter, va faire écrire du code et tester ses jeux par une IA
Le géant japonais du jeu vidéo veut transformer son outil de fabrication de jeux pour travailler « avec l’IA ». Mais il refuse toujours d’utiliser des images ou des décors créés par une IA.

Lors de sa conférence technique annuelle, début octobre, Capcom a présenté REX, un plan pour faire évoluer le RE Engine, le logiciel maison sur lequel le studio a construit près de 30 jeux depuis Resident Evil 7 en 2017. L’idée : que l’IA puisse lire le code existant, écrire de nouveaux programmes et lancer seule des parties de test pour repérer les bugs.
Le studio trace une ligne nette. L’IA servira aux coulisses (programmer, tester, accélérer), pas à ce que voit le joueur : Capcom répète qu’il n’intégrera pas de visuels générés par IA dans ses jeux. « Pas pour créer de l’art, mais pour libérer le potentiel des créateurs », résume l’un de ses vice-présidents. Aucune date n’a été donnée : c’est une feuille de route, pas un lancement.
Ce partage des rôles devient un modèle dans les métiers créatifs. Il rassure les artistes et le public, souvent hostiles aux images d’IA, tout en récupérant du temps là où il se perd vraiment : les tâches répétitives et le contrôle qualité. Une agence, un studio ou une boutique en ligne peut appliquer la même règle : l’IA en cuisine, l’humain en vitrine.