Six assistants IA testés face à la propagande d’État : ils démentent trois fois sur quatre
La radio publique américaine NPR et l’organisme de notation NewsGuard ont soumis six assistants IA et quatre moteurs de recherche à trente questions piégées. Les assistants s’en sortent mieux que prévu.
L’étude, publiée le 30 août, part de quinze récits faux repérés entre décembre 2025 et juillet 2026, diffusés par la Chine, l’Iran et la Russie ou par des acteurs proches de ces États. Trente questions en ont été tirées, puis posées à ChatGPT, Gemini, Copilot, Meta AI, Claude et Grok, ainsi qu’aux moteurs Google, Bing, DuckDuckGo et Yandex. En moyenne, les assistants ont démonté la fausse affirmation environ trois fois sur quatre. Interrogés sur un monastère prétendument bombardé par l’Ukraine, tous ont signalé que la question reposait sur une prémisse fausse issue d’une campagne de désinformation russe.
Les résumés automatiques affichés en tête des moteurs de recherche font nettement moins bien. Celui de Google reste le meilleur du lot et dément la majorité des récits, celui de Bing échoue le plus souvent, DuckDuckGo se situe entre les deux. Les chercheurs relèvent par ailleurs qu’environ une affirmation sur neuf dans les résumés de Google n’est pas soutenue par les sources citées juste à côté, certaines étant même inventées.
Le résultat prend à revers une inquiétude répandue : sur ce terrain précis, un assistant conversationnel se montre plus prudent qu’une page de résultats. Cela ne vaut pas blanc-seing pour autant. Trois bonnes réponses sur quatre en laissent une à côté, et la faiblesse se concentre exactement là où la plupart des gens lisent sans jamais cliquer, dans le résumé posé en haut de la page.