84 % des victimes de rançongiciels disent que les pirates se sont servis de l’IA
Une enquête menée auprès de 1 200 professionnels de l’informatique dans 9 pays montre que l’IA rend les attaques plus crédibles, et que plus de 2 victimes sur 3 sont attaquées plusieurs fois.

Un rançongiciel est un logiciel malveillant qui bloque les fichiers d’une entreprise et exige une rançon pour les débloquer. Publiée le 14 octobre par Semperis, une société américaine de cybersécurité, l’enquête interroge environ 1 200 responsables informatiques et sécurité, dans 9 pays et 8 secteurs. Plus de 84 % d’entre eux disent que l’IA est utilisée dans ces attaques.
L’IA sert surtout à 3 choses : rédiger des e-mails piégés bien plus crédibles, sans les fautes qui trahissaient autrefois les escrocs ; repérer plus vite les failles d’une organisation ; automatiser des tâches qui prenaient du temps aux pirates. Résultat : plus de 69 % des victimes ont été frappées plusieurs fois, et environ 59 % de celles qui ont été attaquées ont payé une rançon au moins une fois.
Pour une petite entreprise, le danger arrive par la boîte mail. Un message qui imite le ton de votre comptable ou de votre banque ne se repère plus à ses fautes. Les parades de base restent les plus efficaces : la double authentification (un code envoyé sur le téléphone en plus du mot de passe) sur tous les comptes, des sauvegardes régulières rangées hors du réseau, et une règle simple pour l’équipe : aucun changement de coordonnées bancaires accepté sur la seule foi d’un e-mail.