OpenAI ouvre à des professionnels vérifiés une IA capable de trouver des failles informatiques
OpenAI a mis en service lundi un modèle spécialisé dans la recherche de failles de sécurité, réservé à des spécialistes dont l’identité est contrôlée. Il accepte 95 % des demandes techniques que la version grand public refuse.
Le modèle s’appelle GPT-5.6-Cyber. Il n’est pas dans ChatGPT : on y accède sur dossier, via un programme réservé aux métiers de la sécurité informatique. Sa spécialité, c’est de chercher des vulnérabilités (des défauts dans un logiciel qui permettent d’y entrer sans autorisation), de simuler une attaque pour tester une entreprise, et d’aider à réagir quand l’intrusion a déjà eu lieu.
L’écart avec le grand public est spectaculaire. Sur le test interne d’OpenAI, la version ordinaire, protégée par ses garde-fous, traite 1,5 % de ces demandes : elle refuse presque tout. La version réservée en traite 95 %. Pendant les essais, elle a découvert deux failles jusqu’ici inconnues dans le moteur de Chrome, depuis corrigées, et une faille permettant de prendre les droits d’administrateur sur un système mobile très répandu.
Un travail qui demandait des semaines à un expert se compte maintenant en heures. Cela profite d’abord aux défenseurs, mais la même compétence circule de l’autre côté. Une petite entreprise n’a pas besoin d’un service sécurité pour agir : mises à jour appliquées sans attendre, double authentification sur les accès qui touchent l’argent et les clients, sauvegarde testée pour de vrai. Ce sont ces trois gestes que ce type d’outil rend soudain non négociables.