Nvidia entre au capital de Doctolib et de 3 autres entreprises françaises
Le fabricant américain des puces qui font tourner l’IA a annoncé mardi à Paris des prises de participation dans 4 sociétés françaises, de la prise de rendez-vous médicaux à la robotique. Les montants n’ont pas été dévoilés.

Les 4 entreprises couvrent des métiers très différents. Doctolib, que des millions de Français utilisent pour réserver un médecin. Pigment, un logiciel qui aide les entreprises à bâtir leurs budgets et leurs prévisions. Genesis AI, qui développe des robots. Et Entalpic, qui se sert de l’IA pour inventer de nouveaux matériaux et procédés chimiques. Dans chacune, Nvidia prend une participation minoritaire (une part du capital, sans en prendre le contrôle).
Chez Doctolib, l’argent doit financer des recrutements et le développement de ses propres modèles d’IA, qui tourneront sur des puces Nvidia. Le groupe américain affirme avoir désormais investi près de 9 milliards d’euros dans les entreprises technologiques européennes. En parallèle, le français Bull assemblera à Angers, à partir de 2028, des supercalculateurs (des ordinateurs géants dédiés à l’IA) construits autour des puces Nvidia.
Le calcul de Nvidia est simple : en entrant au capital de logiciels que des milliers d’entreprises utilisent déjà, il s’assure que l’IA de demain sera fabriquée sur ses puces. Pour les entrepreneurs français, c’est aussi un signal : les outils du quotidien vont embarquer de plus en plus d’IA, et leurs éditeurs ont désormais les moyens d’aller vite.