Les entreprises qui installent la plateforme d’agents d’OpenAI en font leur outil principal dans 69 % des cas
Une enquête menée auprès de 169 entreprises de plus de 100 salariés montre qu’une fois installée, la plateforme d’agents d’OpenAI (le logiciel qui fait tourner des IA capables d’enchaîner des tâches toutes seules) devient l’outil de référence dans sept cas sur dix. Celle d’Anthropic y parvient dans moins de quatre cas sur dix.

L’enquête, publiée le 18 septembre, a interrogé en août 169 entreprises qui utilisent déjà ce type d’outil. Sur les 75 qui ont installé la plateforme d’OpenAI, 69 % en ont fait leur plateforme principale, celle qui décide quelle tâche part où, ce que chaque IA a le droit de toucher et ce qui se passe quand une étape échoue. Sur les 45 qui ont installé celle d’Anthropic, elles ne sont que 38 % dans ce cas. Google arrive à 24 %.
La nuance compte, parce qu’une plateforme principale ne s’abandonne pas facilement : elle finit par contenir les règles de fonctionnement de la maison. Anthropic garde pourtant l’avantage sur les intentions. Parmi les 121 entreprises qui envisagent d’ajouter un outil, 36 la citent, le meilleur rapport entre ceux qui l’envisagent et ceux qui l’utilisent déjà. Le marché n’est donc pas figé, mais il se referme vite.
Le premier outil installé devient rarement un simple test : il devient l’infrastructure. Les équipes qui gardent la main écrivent avant de signer ce qu’il faudrait pour en sortir, à savoir où sont stockées les règles, qui possède l’historique des tâches, et combien de jours prendrait une bascule vers un concurrent.