Donald Trump crée une force dédiée à l’IA et refuse toute nouvelle règle
Le président américain a annoncé samedi la création d’une « AI Force », calquée sur la Space Force, et la nomination prochaine d’un responsable de l’IA. Il a dans le même temps écarté l’idée d’une loi qui encadrerait le secteur.

L’annonce a été faite le 19 septembre sur son réseau social. Donald Trump y écrit qu’il forme « l’AI Force, comme je l’ai fait pour la Space Force », et qu’il nommera bientôt un czar de l’IA (un responsable unique chargé du dossier pour l’ensemble du gouvernement). Le poste était vacant depuis le départ de son précédent titulaire cette année.
Le point important n’est pas le nom. C’est la méthode : aucune réglementation nouvelle. Pour les abus, le président renvoie au droit pénal et civil existant, qu’il juge suffisant. Il estime par ailleurs que l’IA pourrait représenter un quart de la production économique américaine et présente les appels à ralentir comme une attaque politique.
Ce choix creuse l’écart entre les deux rives de l’Atlantique. L’Union européenne continue d’ajouter des obligations aux entreprises qui déploient de l’IA, quand Washington promet de ne rien ajouter du tout. Vendre des deux côtés revient donc à faire vivre deux régimes sur un même produit : ce qui passe sans formalité aux États-Unis peut réclamer en Europe une documentation, une analyse de risque et un responsable identifié.