La banque Santander chiffre à 194 millions d’euros ce que l’IA lui a rapporté en 9 mois
De grandes entreprises hors de la tech commencent à mettre un montant précis sur les gains de l’IA dans leurs résultats. Santander, Novartis et Standard Chartered disent en voir l’effet dans leurs comptes.

Le chiffre a été mis en avant par CNBC le 1er novembre, en pleine saison des résultats trimestriels. Santander, l’une des plus grandes banques européennes, affirme que ses projets d’IA ont généré 194 millions d’euros (216 millions de dollars) de valeur sur les 9 premiers mois de 2026. Son directeur financier, José García Cantera, explique que l’IA retire aux équipes les tâches à faible valeur, et que la banque peut désormais relier une partie de ses revenus et de ses économies directement à ces outils.
Le laboratoire pharmaceutique suisse Novartis va dans le même sens. Son patron, Vas Narasimhan, parle du premier trimestre où il voit l’IA améliorer concrètement ses comptes, notamment dans la recherche, le marketing et la vente, sans en donner la part exacte. La banque Standard Chartered cite l’IA parmi les moteurs d’une hausse de 14 % de son résultat d’exploitation. Le brasseur danois Carlsberg reste prudent : l’IA aide déjà sur les prix, le marketing et la logistique, mais pas encore à grande échelle.
Le contexte compte : les entreprises ont investi 581,7 milliards de dollars dans l’IA en 2025, selon l’AI Index de l’université Stanford, et les investisseurs réclament désormais des preuves. La méthode de Santander est la plus utile à retenir : compter, projet par projet, le temps gagné et le chiffre d’affaires créé. Sans cette mesure, un budget IA devient difficile à défendre face à un banquier, un associé ou un investisseur.