Fabriquer une puce coûte jusqu’à 15 % plus cher parce que le leader est complet
Samsung fabrique des puces pour le compte d’autres entreprises. Comme son concurrent TSMC n’a plus de capacité disponible, Samsung a relevé ses tarifs de 10 à 15 % sur ses lignes les plus avancées.
La hausse porte sur la gravure en 4 nanomètres (la finesse du dessin des circuits : plus le chiffre est petit, plus la puce est moderne). Les clients chinois et américains encaissent 10 à 15 % de plus que le mois précédent, les clients taïwanais 5 à 10 %. La ligne en 5 nanomètres augmente aussi de 10 à 15 %, et l’ancienne ligne en 8 nanomètres de près de 10 %. L’usine concernée, à Pyeongtaek en Corée du Sud, tourne à pleine capacité depuis fin 2025.
Le mécanisme n’a rien de technique. La demande liée à l’IA a absorbé l’essentiel des capacités de pointe de TSMC, le numéro un mondial du secteur. Les commandes qui ne rentrent plus chez lui partent chez Samsung, qui retrouve donc, pour la première fois depuis des années, la possibilité de fixer ses prix. C’est une file d’attente, pas un progrès de qualité.
Cette hausse finit dans le prix de tout ce qui contient une puce : téléphones, voitures, objets connectés, serveurs. Elle arrive avec un décalage de quelques trimestres, le temps que les commandes passent en production. Autrement dit, un achat de matériel prévu pour 2027 se négocie plutôt maintenant que l’année prochaine.