ByteDance signe avec Hollywood pour encadrer ses IA qui fabriquent des vidéos
Le propriétaire de TikTok et l’organisation des grands studios américains ont signé un accord censé empêcher ses générateurs de vidéos et d’images de recracher des personnages protégés.
ByteDance et la Motion Picture Association, qui représente Disney, Warner, Universal, Paramount, Netflix et Sony, ont annoncé le 17 août un protocole d’accord mondial sur la protection des droits. Il couvre Seedance, qui fabrique des vidéos à partir d’une phrase, et Seedream, qui fabrique des images, tous deux accessibles via TikTok, CapCut et Dreamina.
Le contexte explique la signature. En février, les studios avaient envoyé une mise en demeure après avoir constaté que ces outils produisaient des personnages sous droits et des visages de célébrités sans autorisation. L’accord présente les dernières versions comme un progrès sur ce point. Aucune des deux parties n’a toutefois publié la liste des contrôles techniques, les seuils retenus, ni la procédure appliquée en cas de manquement.
Pour une marque qui produit du contenu, la question glisse du « est-ce que ça marche » vers le « est-ce que j’ai le droit ». Les plateformes commencent à filtrer en amont, et ce filtrage se durcira au fil des accords. Un visuel généré aujourd’hui peut devenir impossible à reproduire demain, sur le même outil, avec la même consigne. Garder trace de ce qui a servi à produire chaque visuel devient un réflexe de gestion, pas une lubie de juriste.