Washington et Pékin ouvrent une ligne directe en cas d’accident d’IA
Lors d’une rencontre dimanche à New York, les États-Unis ont proposé à la Chine un mécanisme d’alerte mutuelle en cas d’incident lié à l’intelligence artificielle. Les deux pays sont convenus d’ouvrir un dialogue dédié.
La rencontre a duré environ huit heures, dimanche 20 septembre à New York, entre le secrétaire au Trésor américain et le vice-premier ministre chinois. La proposition américaine consiste à se prévenir mutuellement lorsqu’un système d’intelligence artificielle provoque un incident sérieux, sur le modèle des canaux d’alerte qui existent déjà en matière nucléaire. Les deux délégations sont convenues de créer un groupe de travail permanent sur le sujet.
Le périmètre a été fixé tout de suite. Les contrôles à l’exportation des puces électroniques sont explicitement exclus de la discussion : la coopération porte sur la sécurité, pas sur le commerce. Le reste du dossier commercial n’a pas avancé, et la trêve douanière entre les deux pays expire le 10 novembre.
Ce point compte au-delà de la diplomatie. Les deux pays qui fabriquent les modèles les plus puissants n’avaient jusqu’ici aucun moyen officiel de se signaler un incident. Pour une entreprise qui s’appuie sur ces outils au quotidien, un canal d’alerte entre les deux capitales est aussi une promesse d’information plus rapide quand un modèle déraille quelque part. Le calendrier, lui, reste suspendu à un dossier commercial qui n’est pas réglé.