New York interdit l’IA à plus d’un demi-million d’élèves
Le plus grand réseau d’écoles publiques des États-Unis coupe l’accès aux assistants IA jusqu’à la fin du collège. L’usage ne reprend qu’au lycée, et sous conditions.
Les écoles publiques de New York ont ouvert l’année scolaire 2026-2027 avec la restriction la plus large du pays : plus aucun accès à l’IA générative, ces outils qui rédigent du texte à la demande, pour les élèves de la maternelle jusqu’à la dernière année de collège, soit environ 14 ans. Plus d’un demi-million d’élèves sont concernés. Les logiciels qui embarquent un assistant destiné aux élèves sont retirés, tuteurs automatiques et robots de conversation compris.
Trois arguments reviennent chez les enseignants et les parents : la santé mentale, le développement des capacités d’attention et de raisonnement, et le coût environnemental. L’IA ne réapparaît qu’au lycée, de façon encadrée, surtout pour apprendre comment la technologie fonctionne. Trois ans plus tôt, la même académie avait bloqué ChatGPT, puis levé l’interdiction en expliquant qu’elle avait sous-estimé le potentiel de l’outil.
Ce mouvement de balancier vaut d’être observé au-delà de l’école. Une grande organisation ouvre, mesure, puis referme partiellement : la même séquence commence à se jouer dans la santé, le droit et la banque. Pour qui vend un produit à ces secteurs, un critère d’achat apparaît : savoir désactiver proprement l’IA de son outil, par profil d’utilisateur, sans casser le reste. C’est souvent ce détail qui décide du renouvellement du contrat.