Les IA qui lisent les contrats réclament 25,5 milliards de dollars à deux
La suédoise Legora chercherait des fonds sur une valeur de plus de 10 milliards de dollars, sa rivale Harvey sur 15,5. Toutes deux vendent des assistants IA aux cabinets d’avocats.
Legora valait 5,6 milliards de dollars en mars. Cinq mois plus tard, elle discuterait presque le double. Ce qui a changé, ce sont ses revenus récurrents : environ 3 millions de dollars par an il y a deux ans, une cinquantaine de millions fin 2025, plus de 100 millions au printemps 2026.
Ces outils font un travail précis. Ils avalent des centaines de contrats, repèrent les clauses qui sortent du standard, comparent une version à celle de la partie adverse, préparent une recherche de jurisprudence et rédigent une première mouture que l’avocat corrige. Le métier n’est pas remplacé : c’est la partie lecture, la plus longue et la moins valorisée, qui passe de plusieurs jours à quelques heures.
Cette bascule finit toujours par descendre jusqu’au client. Quand une relecture de bail commercial ou de contrat de prestation ne demande plus trois jours de travail facturé, la question de la note d’honoraires se pose autrement. Rien n’empêche d’en parler franchement lors du prochain dossier, en demandant simplement quelle partie du travail est encore faite à la main.