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Au sommaire
5 actus · 1 Outil
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Anthropic mettrait 6 milliards de dollars pour faire baisser le coût de l’IA
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Grok 4.6 est fait pour les IA qui travaillent des heures sans s’arrêter
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Cognition passe de 26 à 40 milliards de dollars en trois mois
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Les IA qui lisent les contrats réclament 25,5 milliards de dollars à deux
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Une chaîne d’info a émis 24 heures sans aucun présentateur humain
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Anthropic mettrait 6 milliards de dollars pour faire baisser le coût de l’IA
Le créateur de Claude négocie le rachat de Decart, une jeune société israélienne dont le logiciel permet aux puces informatiques de fournir plus de travail pour la même facture.
La discussion a été révélée le 13 août. Le montant évoqué tourne autour de 6 milliards de dollars, ce qui en ferait de très loin la plus grosse acquisition jamais réalisée par Anthropic. Rien n’est signé et l’opération peut encore échouer.
Decart a été fondée par deux anciens de l’unité de renseignement technique israélienne, Dean Leitersdorf et Moshe Shalev. Elle a levé environ 450 millions de dollars et valait 4 milliards en mai dernier. Son métier est peu spectaculaire mais très recherché : optimiser la façon dont un modèle d’IA occupe les puces, pour que la même machine traite davantage de demandes. Elle sait aussi générer de la vidéo en temps réel.
Derrière ce montant, il y a un calcul très simple. Le prix que vous payez pour un assistant IA dépend d’abord du coût du calcul chez le fournisseur. Quand un acteur dépense 6 milliards pour gratter des pourcentages d’efficacité, il annonce que la guerre ne se jouera pas seulement sur l’intelligence des modèles, mais sur le prix de revient de chaque réponse. C’est ce prix de revient qui finira par arriver sur votre abonnement.
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Grok 4.6 est fait pour les IA qui travaillent des heures sans s’arrêter
Le nouveau modèle de xAI est sorti le 12 août. Il retient l’équivalent d’un très gros dossier pendant toute une tâche, et affiche des tarifs agressifs.
Grok 4.6 accepte 500 000 jetons (les petits morceaux de texte que l’IA compte pour facturer, environ trois quarts de mot chacun). Concrètement, il peut garder sous les yeux plusieurs centaines de pages pendant qu’il enchaîne des dizaines d’étapes : lire un cahier des charges, écrire du code, tester, corriger, recommencer.
Le tarif annoncé est de 2 dollars par million de jetons envoyés et 6 dollars par million de jetons produits. Attention à la marche : au-delà de 200 000 jetons dans une même demande, la totalité de la requête est facturée au double, soit 4 et 12 dollars. Une longue conversation coûte donc bien plus cher que la ligne d’affichage.
C’est le point que beaucoup découvrent en recevant la facture. Une IA autonome renvoie tout l’historique de la mission à chaque étape : consignes, documents, résultats intermédiaires. La dépense grimpe donc avec la durée de la tâche, pas avec le nombre de questions posées. Avant de lancer un agent sur un travail de fond, le bon réflexe est de le chronométrer sur une mission réelle et de regarder la note obtenue.
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Cognition passe de 26 à 40 milliards de dollars en trois mois
L’entreprise vend Devin, un programme qui écrit du code tout seul. Ses revenus ont doublé en un trimestre, et les investisseurs remettent au pot.
Cognition discuterait une nouvelle levée sur une valeur d’au moins 40 milliards de dollars. En mai, la même entreprise levait 1 milliard sur une valeur de 26 milliards. Entre les deux, ses revenus annualisés (le chiffre d’affaires du dernier mois multiplié par douze) sont passés d’environ 492 millions de dollars à près de 1 milliard.
Devin ne se contente pas de suggérer des lignes de code : on lui confie une tâche, il ouvre le projet, écrit, teste et rend un travail à relire. Parmi ses clients figurent Goldman Sachs, Mercedes-Benz et plusieurs agences fédérales américaines. Les grands comptes ont augmenté leur consommation mensuelle de 50 % en six mois.
Le développement logiciel est le premier métier où l’IA se vend vraiment cher, parce que le résultat est vérifiable : le programme fonctionne ou non. Pour qui envisage de faire développer un outil interne, un site ou une application, la conséquence est directe. Le devis d’une petite fonctionnalité n’a plus de raison de ressembler à celui d’il y a dix-huit mois, et il est légitime de demander à un prestataire comment il travaille aujourd’hui.
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Les IA qui lisent les contrats réclament 25,5 milliards de dollars à deux
La suédoise Legora chercherait des fonds sur une valeur de plus de 10 milliards de dollars, sa rivale Harvey sur 15,5. Toutes deux vendent des assistants IA aux cabinets d’avocats.
Legora valait 5,6 milliards de dollars en mars. Cinq mois plus tard, elle discuterait presque le double. Ce qui a changé, ce sont ses revenus récurrents : environ 3 millions de dollars par an il y a deux ans, une cinquantaine de millions fin 2025, plus de 100 millions au printemps 2026.
Ces outils font un travail précis. Ils avalent des centaines de contrats, repèrent les clauses qui sortent du standard, comparent une version à celle de la partie adverse, préparent une recherche de jurisprudence et rédigent une première mouture que l’avocat corrige. Le métier n’est pas remplacé : c’est la partie lecture, la plus longue et la moins valorisée, qui passe de plusieurs jours à quelques heures.
Cette bascule finit toujours par descendre jusqu’au client. Quand une relecture de bail commercial ou de contrat de prestation ne demande plus trois jours de travail facturé, la question de la note d’honoraires se pose autrement. Rien n’empêche d’en parler franchement lors du prochain dossier, en demandant simplement quelle partie du travail est encore faite à la main.
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Une chaîne d’info a émis 24 heures sans aucun présentateur humain
Le 12 août, la société Mirage a diffusé en direct un journal télévisé tenu par des présentateurs entièrement générés par ordinateur. Coût de la journée : environ 50 000 dollars.
Le principe : des dépêches réelles sont récupérées, réécrites, puis lues à l’image par des visages et des voix fabriqués par un modèle d’IA. Personne devant la caméra, aucun plateau. La diffusion a tourné en continu sur le réseau social X. Elle a réuni environ 50 000 spectateurs, et le message de lancement a été vu 824 000 fois.
Mirage n’est pas une inconnue : c’est l’ancienne application de montage vidéo Captions, fondée en 2021 par deux anciens ingénieurs de Snapchat. Elle a levé 75 millions de dollars en mars, pour environ 175 millions au total. D’autres avaient promis le présentateur artificiel dès 2023 sans jamais tenir l’antenne ; celle-ci l’a fait pendant une journée entière.
Le chiffre à retenir n’est pas l’audience, modeste, mais les 50 000 dollars. Une journée de télévision, même imparfaite, pour le budget d’un unique tournage publicitaire classique. La même mécanique s’applique à des usages nettement moins spectaculaires : vidéo de démonstration produit, tutoriel client, module de formation interne, déclinés en plusieurs langues sans louer un studio ni recruter un comédien.
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L’Outil
Napkin AI
Napkin AI · Freemium · du texte vers des schémas · navigateur, sans installation
Napkin AI lit un texte que vous écrivez ou collez, et le transforme en schémas, chronologies, comparatifs et infographies prêts à glisser dans une présentation ou un document.
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Tarif
Freemium. La version gratuite est réellement utilisable : 500 crédits d’IA par semaine (il faut compter environ un crédit par mot analysé), retouches illimitées, imports de fichiers illimités, export en PNG et en PDF. Seule contrainte : une petite mention Napkin reste sur les visuels.
Au-dessus : la formule Plus à 9 dollars par mois (10 000 crédits mensuels, export PowerPoint et SVG, suppression de la mention, styles à vos couleurs) et la formule Pro à 22 dollars par mois (30 000 crédits, polices personnalisées). Environ 25 % de remise en paiement annuel.
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À quoi ça sert : vous avez un texte solide et aucun visuel. Un argumentaire commercial, un process interne, un plan de financement, des notes de réunion. Napkin lit ce texte et propose plusieurs mises en image du même passage : une suite d’étapes, une frise dans le temps, un tableau comparatif, une infographie de chiffres. Vous choisissez celle qui parle, vous changez les couleurs et les icônes, vous exportez. Chaque mot du visuel reste modifiable : ce n’est pas une image figée.
Comment l’utiliser : 1) créez un compte gratuit sur le site ; 2) ouvrez une page vierge et collez votre texte tel quel ; 3) sélectionnez le paragraphe à illustrer, une icône d’étincelle apparaît à gauche, cliquez dessus ; 4) parcourez les propositions et gardez la plus lisible ; 5) ajustez couleurs, icônes et libellés, puis exportez en PNG ou en PDF, ou copiez le visuel directement dans vos diapositives.
Cas PME : lundi, un dirigeant doit présenter son plan de recrutement à son associé et à sa banque. Il a trois paragraphes de notes, pas de graphiste et pas de soirée à y passer. Il colle ses notes, génère une frise des douze prochains mois puis un schéma des trois postes à ouvrir, exporte en PNG, et pose le tout dans ses diapositives. Vingt minutes au lieu d’une soirée.
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À ne pas confondre
Ce n’est pas un générateur d’images qui dessine une scène à partir d’une description. Napkin ne fabrique rien qui ne soit déjà dans votre texte : si le paragraphe est vague, le visuel le sera aussi. Écrivez d’abord clairement, illustrez ensuite.
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