Le Royaume-Uni veut proposer ChatGPT à côté de Google dès l’allumage d’un téléphone Android
Le gendarme britannique de la concurrence propose d’ajouter les assistants IA à l’écran où l’on choisit son moteur de recherche, sur Android et dans Chrome, avec un nouveau choix chaque année.

L’autorité britannique de la concurrence a publié hier une version durcie de ses propositions visant Google. À la première mise en route d’un téléphone Android, ou à la première ouverture du navigateur Chrome, l’utilisateur devrait choisir lui-même son service de recherche par défaut dans une liste. Puis il serait invité à refaire ce choix chaque année, pour éviter qu’un réglage fait une fois pour toutes ne profite éternellement au même acteur.
La nouveauté tient à la liste elle-même. Des assistants comme ChatGPT ou Perplexity pourraient y figurer à côté des moteurs classiques, à condition de respecter des critères techniques et de sécurité. Tous les services présents devraient en outre citer clairement les sites dont ils reprennent le contenu, pour que l’utilisateur puisse remonter à la source. Les réponses à la consultation sont attendues d’ici le 9 octobre, pour une décision avant la fin de l’année. Apple n’est pas concerné par ce texte.
L’Union européenne impose déjà un écran de choix des moteurs de recherche depuis 2024, mais sans les assistants IA. Si Londres va au bout, un régulateur reconnaîtra officiellement qu’un assistant conversationnel est un concurrent de Google au même titre qu’un moteur. Pour une petite entreprise, l’enjeu est la visibilité : être trouvé ne passera plus seulement par la première page de Google, mais aussi par les sites que ces assistants citent quand ils répondent. D’où l’intérêt de pages claires, à jour et faciles à reprendre.