La Floride demande à un juge d’interdire ChatGPT aux mineurs de l’État
Le procureur général de Floride a déposé lundi une demande d’ordonnance d’urgence contre OpenAI. Il réclame aussi que l’entreprise ne puisse plus développer de nouveaux modèles sans le feu vert d’un contrôleur indépendant.

La requête a été déposée le 28 septembre devant un tribunal du comté de Highlands. Elle prolonge une plainte lancée le 1er juin, la première action d’un État américain contre OpenAI et son patron, Sam Altman. Le procureur James Uthmeier reproche à OpenAI d’interdire en théorie ChatGPT aux moins de 13 ans sans aucun moyen de le faire respecter : la version gratuite ne vérifie pas l’âge, la version payante le demande sans le contrôler, et les parents ne peuvent pas consulter les conversations de leurs enfants.
Les demandes vont loin. Interdire ChatGPT aux mineurs en Floride, cesser de collecter des données sur les moins de 13 ans sans accord parental vérifié, retirer toute affirmation présentant ChatGPT comme sûr ou fiable, afficher un avertissement sur les risques à chaque connexion, supprimer le « je » et les traits humains de l’assistant, et abandonner les techniques qui prolongent artificiellement les conversations. La requête cite aussi les incidents récents impliquant des agents d’OpenAI. L’entreprise n’avait pas encore répondu.
Un juge local tranchera, et rien ne garantit qu’il suivra. Mais la liste dessine ce que les autorités commencent à exiger de tout assistant grand public : vérifier l’âge, prévenir des erreurs, ne pas se faire passer pour un humain. Une entreprise qui place un chatbot face à ses clients, sur son site ou sur une messagerie, a tout intérêt à lire cette liste comme un avant-goût des règles à venir.