La Finlande ordonne à Google d’arrêter 2 chantiers de centres de données pour l’IA
L’autorité environnementale finlandaise reproche au géant américain d’avoir rasé des centaines d’hectares de forêt sans l’étude d’impact obligatoire.

La décision a été rendue publique le 7 octobre. L’agence finlandaise des permis et du contrôle (LVV) demande à Tuike Finland, la société qui porte les projets de Google dans le pays, de suspendre les travaux préparatoires à Muhos et à Kajaani, dans le nord du pays. À Muhos, environ 330 hectares de forêt ont été défrichés, soit plus de 450 terrains de football ; à Kajaani, un peu moins de 200. Or la loi impose pour ce type de chantier une étude d’impact environnemental, qui n’était pas terminée.
Google doit s’expliquer avant le 14 octobre et tout arrêter au plus tard le 23 octobre, sous peine de poursuites. L’entreprise reconnaît être restée « en dessous de ses propres standards », tout en affirmant avoir agi de bonne foi. La suspension ne remet pas en cause tout son programme finlandais, qui comprend aussi Vaala et Hamina. La Finlande attire ces centres de données (de grands bâtiments remplis d’ordinateurs qui font tourner les IA) grâce à son climat froid et à son électricité renouvelable : plus de 67 milliards d’euros d’investissements y sont prévus ou en cours.
Le signal dépasse la Finlande. Partout, les infrastructures de l’IA se heurtent désormais aux règles locales sur la terre, l’eau et l’électricité. Pour les utilisateurs, c’est un rappel utile : la puissance de calcul n’est pas infinie, et chaque chantier retardé pèse sur l’offre, donc sur le prix des services d’IA dans les années qui viennent.