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Bruxelles veut fermer les chatbots aux moins de 15 ans

Dans son discours sur l’état de l’Union, Ursula von der Leyen a proposé d’interdire aux enfants l’accès aux réseaux sociaux, aux jeux en ligne et aux assistants conversationnels, avec vérification de l’âge à l’inscription.

Le principe annoncé hier à Strasbourg tient en trois paliers. Avant 13 ans, aucun accès aux réseaux sociaux, aux jeux en ligne ni aux chatbots (ces assistants avec lesquels on discute en écrivant). Entre 13 et 15 ans, pas de compte personnel, mais un compte encadré par un parent ou un tuteur. Au-delà, l’accès redevient normal. La vérification de l’âge se ferait à la création du compte, et avant le téléchargement pour les plateformes de jeux.

Le texte prévoit aussi une redevance versée par les plateformes pour financer les contrôles, c’est-à-dire faire payer la surveillance par ceux qui sont surveillés. La proposition doit être présentée dans la foulée, puis négociée par les États membres et le Parlement, ce qui prendra des mois. Elle intervient alors que plusieurs pays européens avançaient déjà seuls sur l’âge minimum.

L’effet dépasse largement les grandes plateformes. Toute entreprise qui met un assistant conversationnel en libre accès sur son site, sans compte ni identification, entre potentiellement dans le champ du texte. Deux questions méritent d’être posées dès maintenant à qui fournit votre outil : sait-il distinguer un mineur d’un adulte, et que se passe-t-il concrètement le jour où la réponse doit être oui.

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