Avec l’IA, une bonne note à l’université ne prouve plus grand-chose, alerte le MIT
Un rapport du MIT, l’une des plus grandes universités américaines, montre que les étudiants obtiennent de meilleures notes avec l’IA, mais en savent beaucoup moins une fois privés d’elle.

Le rapport, rendu public le 5 octobre, rassemble plusieurs études. À l’université Brown, des étudiants ont obtenu en moyenne 96 % à un examen fait à la maison, puis 48,6 % à un examen de suivi passé en salle, sans aide. En Chine, une étude menée sur plus de 26 000 élèves a mesuré une hausse de 18 % des notes de devoirs grâce à l’IA, mais une baisse de 20 % des résultats aux examens au bout de 6 mois.
À Berkeley, en Californie, la part de notes maximales dans les cours d’écriture et de programmation a gagné 13 points depuis l’arrivée de ChatGPT. Le lien humain se défait aussi : à Harvard, 1 étudiant sur 4 dit aller moins souvent voir ses professeurs. Le MIT parle d’une « illusion d’apprentissage ». Autre écart : 67 % des étudiants jugent l’IA importante pour leur carrière, mais seulement 25 % se sentent prêts.
Pour ceux qui recrutent, la conséquence est directe : un bulletin ou un devoir rendu ne suffit plus à juger un candidat. Les tests passés sur place, les mises en situation et les questions de suivi reprennent de la valeur, car ils montrent ce que la personne sait faire sans assistance.