Une entreprise découvre 85 000 fichiers devenus lisibles par ses propres outils d’IA
Rien n’avait été piraté : les accès étaient légitimes, simplement jamais pensés pour une machine qui lit à pleine vitesse.

Cymphony, société de sécurité informatique, est sortie de l’ombre le 9 septembre avec 30 millions de dollars levés, dont 25 millions menés par Sequoia et SMBC, pour une valorisation supérieure à 100 millions. Chez un seul de ses clients, une grande société américaine cotée, elle a recensé environ 85 000 fichiers devenus accessibles aux outils et aux agents d’IA de la maison. Aucun n’avait été consulté, et la brèche a été refermée.
Autre cas relevé : un intervenant extérieur avait installé sa propre copie de Claude, non autorisée, qui utilisait ses accès personnels pour parcourir des milliers de fichiers sensibles. Le point commun des deux situations : personne n’a forcé de porte. Des droits accordés à des humains, qui ouvraient trois dossiers par jour, ont été hérités par des programmes qui en ouvrent des milliers par heure.
La leçon vaut pour une structure de trois personnes autant que pour un groupe. Le risque ne vient pas d’une IA qui « fuite », il vient de vos partages : un dossier ouvert à toute l’entreprise, un canal de discussion où traînent des contrats. Branchez un assistant dessus et il lira tout, d’un coup. Avant de connecter un agent, la bonne question n’est pas ce qu’il va faire, mais à quoi cet accès donne droit exactement.