Toyota fait passer un projet d’IA de six mois à quatre jours
Plus de cinquante assistants automatiques tournent déjà en interne, et chacun doit prouver ce qu’il rapporte.
Un agent, c’est un programme d’IA à qui l’on confie une tâche entière et qui l’exécute seul, du début à la fin, sans qu’on le guide à chaque étape. La branche nord-américaine de Toyota vient d’annoncer qu’elle en a plus de cinquante en service réel dans l’entreprise, et non en phase d’essai.
Le chiffre intéressant n’est pas cinquante, c’est quatre. Fabriquer un de ces assistants prenait six mois à ses équipes. Il faut désormais quatre jours. Toyota a arrêté de repartir de zéro chaque fois : les mêmes briques servent à tous les projets, et un tableau de bord unique montre ce que fait chaque agent, où il se trompe et combien il coûte.
Deuxième détail, plus rare encore : le constructeur suit le retour sur investissement de chaque agent et le fait remonter dans ses comptes. Chaque assistant doit donc justifier ce qu’il économise ou ce qu’il rapporte. C’est la question à se poser avant de lancer un projet d’IA, quelle que soit la taille de l’entreprise : qu’est-ce qu’on mesure, et à partir de quel résultat décide-t-on d’arrêter ?