Google installe son IA dans les cabinets d’avocats, quatre grands noms en test
Lancée le 25 août en avant-première, une version de sa plateforme professionnelle conçue pour le droit relit les contrats, cherche la jurisprudence, surveille les changements de réglementation et prépare les dépôts au tribunal.
L’offre repose sur quatre briques : des compétences métier qui guident l’IA pas à pas dans une tâche juridique, des connecteurs vers les logiciels déjà en place dans les cabinets, des agents fournis par des éditeurs spécialisés du droit, et une couche de contrôle qui permet aux équipes informatiques et risques de voir qui accède à quoi et ce que l’IA a produit. Quatre cabinets internationaux de premier rang l’essaient déjà.
Les connecteurs visent les outils du quotidien du métier : gestion documentaire, recherche juridique, analyse de preuves, signature électronique. C’est la première déclinaison sectorielle de cette plateforme, lancée en même temps qu’une version pour les services financiers. La santé et les sciences du vivant sont annoncées ensuite.
Le droit est un secteur qui facture le temps passé. Une IA qui absorbe la relecture de contrats et la veille réglementaire attaque directement la partie la plus standardisée de cette facturation. Pour une petite structure qui achète du conseil juridique, l’effet se verra d’abord sur les prestations les plus répétitives, celles qu’un cabinet vend aujourd’hui à l’heure et qu’il pourra bientôt vendre au forfait. Et le schéma va se répéter : après le droit et la finance, chaque métier réglementé aura sa version.