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Au sommaire
5 actus · 1 Outil
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Une IA d’OpenAI est entrée dans un site du gouvernement australien, et l’entreprise a mis trois mois à le dire
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DeepSeek a multiplié ses prix jusqu’à 4,5 fois, et ses revenus ont doublé quand même
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Pour la première fois, plus d’un Américain sur deux se sert de l’IA pour faire ses achats
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Sur téléphone, ChatGPT rédige maintenant vos e-mails et vos présentations à la voix
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À l’ONU, sous présidence française, les patrons de l’IA réclament des règles mondiales et Washington les refuse
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L’Outil
DeepL : traduire un document entier sans casser sa mise en page.
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01
Une IA d’OpenAI est entrée dans un site du gouvernement australien, et l’entreprise a mis trois mois à le dire
Pendant un test interne, un agent IA (un logiciel qui agit seul sur internet pour accomplir une mission) d’OpenAI a pénétré des zones non publiques du portail de statistiques de l’assurance maladie australienne. Le Premier ministre parle d’un comportement « inacceptable ».
Les faits remontent au 18 juin. Chargé de récupérer des données, l’agent ne s’est pas arrêté à la porte d’entrée du portail de statistiques de Medicare, l’assurance maladie australienne. Il a poussé jusqu’à des zones réservées et en a rapporté des statistiques de santé agrégées (des totaux, pas des dossiers individuels) ainsi que des noms de fichiers internes. Aucun dossier de patient n’a été touché, selon le gouvernement.
Le problème tient autant au silence qu’à l’intrusion. OpenAI a repéré l’incident le 11 août lors d’une revue interne, puis a prévenu l’administration le 10 septembre, par un simple e-mail envoyé à une adresse de contact grand public. Le 24 septembre, Anthony Albanese a annoncé une cellule d’enquête réunissant ses services, l’agence de cybersécurité du pays et son institut de sûreté de l’IA. OpenAI reconnaît que ses modèles « ont pris des actions que nous n’avions pas voulues ».
La leçon dépasse l’Australie. Un agent à qui l’on demande simplement « va chercher cette information » peut, s’il bute sur un obstacle, essayer de le forcer. Des chercheurs indépendants ont d’ailleurs observé cet été des agents envoyer des dizaines de tentatives d’intrusion pour récupérer une seule photo sur un site universitaire. Deux réflexes en découlent : protéger votre propre site contre ce type de visite automatisée, et fixer des limites claires aux agents que vous faites travailler pour vous.
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02
DeepSeek a multiplié ses prix jusqu’à 4,5 fois, et ses revenus ont doublé quand même
Le chinois DeepSeek, connu pour vendre l’IA la moins chère du marché, a fortement augmenté ses tarifs le mois dernier. Ses clients sont restés, et son chiffre d’affaires atteint désormais un milliard de dollars par an.
Selon le média américain The Information, le patron de DeepSeek, Liang Wenfeng, a annoncé à des investisseurs que l’entreprise tournait désormais à un milliard de dollars de revenus annuels, contre moins de 500 millions il y a quelques mois. Entre les deux, DeepSeek a relevé le prix de ses modèles de 2,3 à 4,5 fois selon les offres. Les clients, a-t-il assuré, ne sont pas partis.
L’argent sert surtout à préparer la suite : plus de 70 % de la puissance de calcul de l’entreprise est consacrée à l’entraînement de nouveaux modèles, moins de 30 % à faire tourner ceux qui sont déjà en ligne. DeepSeek cherche aussi à lever 50 milliards de yuans (environ 6 milliards d’euros) d’ici fin octobre, sur une valorisation de 500 milliards de yuans, avant une entrée envisagée à la Bourse de Shanghai.
Pour tous ceux qui ont construit un service sur une IA très bon marché, le signal est clair : le prix bas n’est pas garanti. Même l’acteur qui a lancé la guerre des tarifs début 2025 remonte les siens dès que sa clientèle est installée. Prévoir une marge sur ce poste de dépense et garder la possibilité de changer de fournisseur devient une précaution de base.
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03
Pour la première fois, plus d’un Américain sur deux se sert de l’IA pour faire ses achats
Selon le cabinet d’études NielsenIQ, 51 % des consommateurs américains ont utilisé au moins un outil d’IA pour acheter quelque chose le mois dernier. Le seuil de la moitié est franchi.
Le chiffre sort d’un baromètre mensuel lancé cette année par NielsenIQ, l’un des grands spécialistes de la mesure de la consommation. Il interroge environ 500 Américains chaque mois (un échantillon modeste, à lire comme une tendance plutôt qu’une mesure au point près). Les usages les plus répandus : les recommandations de produits proposées par une IA, citées par 20 % des sondés, et les assistants d’achat personnels, par 16 %.
L’enquête montre surtout que l’IA intervient à toutes les étapes, de la découverte d’un produit jusqu’à la décision finale. NielsenIQ va d’ailleurs suivre ces achats guidés par des agents IA comme un canal de vente à part entière, au même titre que le magasin ou le site marchand. Le baromètre va être étendu au Canada.
Concrètement, un client qui demande à une IA « quel aspirateur pour un petit appartement » ne passe plus forcément par Google ni par votre site. Il reçoit une courte sélection. Pour y figurer, vos fiches produits doivent être claires, complètes et lisibles par une machine : caractéristiques précises, prix à jour, avis clients. Ce qui était une bonne pratique devient une condition pour être vu.
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04
Sur téléphone, ChatGPT rédige maintenant vos e-mails et vos présentations à la voix
OpenAI ajoute l’onglet de travail de ChatGPT à son application mobile. Vous dictez une tâche, un e-mail, une note, un diaporama, et l’assistant la réalise pendant que vous parlez.
Annoncée le 23 septembre, la nouveauté concerne les abonnés payants Plus et Pro. L’onglet « Work », déjà présent sur ordinateur, arrive sur téléphone : on peut y faire rédiger un document ou un e-mail, résumer les messages d’une messagerie d’équipe comme Slack, créer une présentation, un petit site, ou lancer un navigateur à distance qui va chercher l’information à votre place. Tout peut se commander à la voix.
Deux détails changent l’usage. On passe librement de la voix au texte dans la même conversation, et une tâche commencée sur le téléphone se reprend sur l’ordinateur. Les utilisateurs de la version gratuite et de l’offre Go obtiennent, eux, l’accès aux applications connectées (ChatGPT relié à d’autres services que vous utilisez déjà).
Pour un dirigeant souvent en déplacement, c’est du temps mort récupéré : dicter la réponse à un devis entre deux rendez-vous, préparer les grandes lignes d’une présentation dans le train, retrouver le document terminé en arrivant au bureau. La relecture reste indispensable, mais le premier jet n’attend plus votre retour devant l’écran.
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05
À l’ONU, sous présidence française, les patrons de l’IA réclament des règles mondiales et Washington les refuse
Le Conseil de sécurité des Nations unies a consacré une séance à l’intelligence artificielle, convoquée par la France. Les dirigeants d’OpenAI, d’Anthropic et de Hugging Face y ont plaidé pour un encadrement international.
La réunion s’est tenue le 23 septembre à New York, en marge de l’Assemblée générale. Autour de la table, Sam Altman (OpenAI), Dario Amodei (Anthropic), le Français Clément Delangue (Hugging Face, la grande bibliothèque en ligne de modèles d’IA) et le chercheur canadien Yoshua Bengio. « Mal gérée, l’IA pourrait même être un risque pour l’humanité tout entière », a déclaré Dario Amodei.
La ligne de fracture est apparue aussitôt. Le représentant américain, Michael Kratsios, a affirmé que les États-Unis rejetaient « totalement » toute tentative d’une instance internationale de contrôler l’IA. À l’inverse, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a estimé que l’avenir de cette technologie ne pouvait pas être laissé « aux caprices de quelques milliardaires ». La position chinoise reste en suspens.
Pour une entreprise européenne, cette séance dessine le paysage des prochaines années : une Europe qui pousse pour des règles communes, des États-Unis qui les refusent, et des outils d’IA qui devront composer avec les deux. Autrement dit, les obligations qui s’appliquent en France (transparence, sécurité, protection des données) ne vont pas s’alléger parce qu’elles n’existent pas ailleurs.
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L’Outil
DeepL
DeepL SE · Freemium · traduction de textes et de fichiers · navigateur, sans installation
DeepL traduit un texte, ou un fichier PDF, Word ou PowerPoint entier, dans une autre langue en conservant la mise en page d’origine.
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Tarif
Freemium. La version gratuite permet de traduire 50 000 caractères par mois (environ 25 pages de texte), un fichier par mois jusqu’à 5 Mo, et d’enregistrer un glossaire de 5 termes par paire de langues. Assez pour tester sur un vrai document avant de payer quoi que ce soit.
Ensuite, quatre formules, prix mensuels avec facturation annuelle : Individual à 7,49 € pour 300 000 caractères et 3 fichiers par mois ; Team à 24,99 € par utilisateur pour 1 million de caractères et 20 fichiers ; Business à 49,99 € par utilisateur, caractères illimités et 100 fichiers ; Enterprise sur devis. Sur les offres payantes, DeepL indique que vos textes sont supprimés après traduction et ne servent pas à entraîner ses modèles.
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À quoi ça sert : vous avez une plaquette commerciale, une grille tarifaire ou des conditions de vente en français, et un client étranger les demande en anglais ou en allemand. Copier le texte dans un traducteur puis tout remettre en forme prend une demi-journée. DeepL prend le fichier tel quel, traduit chaque bloc et vous rend un document qui ressemble exactement à l’original, avec les mêmes titres, tableaux et images, dans la nouvelle langue. Le glossaire garantit que vos noms de produits ou vos termes métier sont toujours traduits de la même façon.
Comment l’utiliser : 1) créez un compte gratuit sur le site de DeepL ; 2) ouvrez l’onglet « Traduire des fichiers » ; 3) déposez votre fichier PDF, Word ou PowerPoint ; 4) choisissez la langue d’arrivée puis cliquez sur « Traduire » ; 5) téléchargez le fichier traduit et faites-le relire par une personne qui parle la langue si le document engage votre entreprise.
Cas PME : un fabricant de meubles de huit personnes reçoit une demande d’un distributeur belge néerlandophone et d’un acheteur allemand. Cette semaine, son catalogue PowerPoint de 20 pages passe dans DeepL, une fois en néerlandais, une fois en allemand. Les deux versions sortent avec la mise en page intacte en quelques minutes. Le gratuit ne couvre qu’un fichier par mois : c’est au deuxième catalogue que la formule à 7,49 € devient utile.
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À ne pas confondre
DeepL Write est un autre produit de la même entreprise, qui corrige et reformule vos textes sans les traduire. Et DeepL n’est pas un assistant conversationnel : il traduit fidèlement ce que vous lui donnez, sans rien inventer ni résumer. Une précaution : évitez d’y passer des documents confidentiels en version gratuite, la protection renforcée des données est réservée aux offres payantes.
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