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Au sommaire
5 actus · 1 Outil
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Une jeune pousse de puces vaut 6,5 milliards de dollars grâce à un seul contrat
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Un seul clic suffisait pour vider les comptes reliés à Copilot
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Dans un outil de gestion de projet, l’IA écrit désormais près d’une tâche sur deux
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Fabriquer une puce coûte jusqu’à 15 % plus cher parce que le leader est complet
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Sur 1 357 dispositifs médicaux à IA autorisés, 3 ont été testés sur la santé des patients
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L’Outil
Fathom : vos visios enregistrées, transcrites et résumées à votre place.
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01
Une jeune pousse de puces vaut 6,5 milliards de dollars grâce à un seul contrat
Fractile, née à Oxford en 2022, fabrique des puces censées faire répondre les IA plus vite. Elle valait environ 1 milliard de dollars en mai. Elle en vaut 6,5 aujourd’hui, sur la foi d’une commande passée par Anthropic pour du matériel qui n’existe pas encore.
L’entreprise négocie une levée d’environ 600 millions de dollars sur une valorisation de 6,5 milliards, avant l’argent frais. En mai, elle levait 220 millions sur une base proche du milliard. Six fois plus en trois mois. Le déclencheur est un accord préliminaire d’environ 250 millions de dollars pour fournir des puces à Anthropic, la maison de Claude.
Ces puces visent l’inférence (le moment où une IA déjà entraînée produit sa réponse, par opposition à son apprentissage). C’est le poste qui grossit le plus vite chez tous ceux qui vendent de l’IA : chaque question posée coûte de l’électricité et du calcul. Fractile promet des réponses plus rapides pour moins cher. Le détail qui compte : les puces ne sont pas attendues avant 2027. Anthropic achète une promesse, et continue par ailleurs de s’approvisionner chez Nvidia, Google, Amazon et AMD.
Deux enseignements pour qui construit une entreprise. Le premier : la signature d’un gros acheteur vaut aujourd’hui plus qu’un chiffre d’affaires, puisqu’elle a multiplié une valorisation par six sans qu’un seul produit soit livré. Le second : cette course au coût par réponse est la raison pour laquelle les tarifs des outils d’IA que vous utilisez baissent régulièrement. Elle repose aussi, en partie, sur du matériel encore non fabriqué.
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02
Un seul clic suffisait pour vider les comptes reliés à Copilot
Copilot est l’assistant IA de Microsoft. Des chercheurs ont montré qu’un lien piégé suffisait à lui faire ouvrir votre messagerie, votre agenda et vos fichiers, puis à envoyer le contenu ailleurs. La faille a été corrigée le 18 août, huit mois après le signalement.
La faille, surnommée CoSnitch, combinait trois faiblesses. La première permettait de faire exécuter à l’assistant une consigne que l’utilisateur n’avait jamais écrite. La deuxième lui donnait accès aux comptes que vous lui avez reliés, messagerie, agenda, espace de fichiers. La troisième expédiait le résultat vers un serveur tenu par l’attaquant. Aucune pièce jointe à ouvrir, aucun mot de passe à saisir : un clic sur un lien.
La manière dont elle a été trouvée mérite un mot. Les chercheurs de Varonis ont simplement demandé à Copilot, encore et encore, pourquoi il lui était impossible d’exécuter une consigne automatiquement. À force de justifier ses refus, l’assistant a décrit son propre fonctionnement et laissé apparaître un réglage non documenté qui rendait l’attaque possible. Le signalement date de décembre 2025, le correctif du 18 août 2026. Microsoft n’a pas trouvé de trace d’exploitation réelle avant la correction.
Relier un assistant à sa boîte mail et à ses documents, c’est lui confier un jeu de clés. Le geste utile ce week-end tient en trois minutes : ouvrez la liste des applications connectées à vos assistants, supprimez celles dont vous ne vous servez plus, et gardez en tête que la date d’un correctif n’est pas la date à laquelle vous étiez exposé. Ici, huit mois séparent les deux.
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03
Dans un outil de gestion de projet, l’IA écrit désormais près d’une tâche sur deux
Linear est le logiciel où des milliers d’équipes techniques listent ce qu’il reste à faire. Ses propres mesures montrent que l’IA y crée aujourd’hui presque la moitié des tâches, contre moins d’une sur mille il y a deux ans.
Le rapport publié par l’éditeur suit les tâches créées chaque semaine depuis juin 2024. Il y a deux ans, moins d’une sur mille venait d’une IA. Aujourd’hui, un peu moins de la moitié de tout ce qui est créé dans l’outil est écrit par une IA, et au rythme actuel elle en produira bientôt plus que les humains et les autres logiciels réunis.
Ce n’est pas l’IA qui décide du travail : c’est elle qui le consigne. Des agents de code (des IA à qui l’on confie une tâche technique du début à la fin) ouvrent le ticket, décrivent le problème rencontré, proposent la correction. L’éditeur avance aussi que les équipes qui travaillent avec ces agents livrent 6,5 fois plus que celles qui n’en utilisent pas. Le chiffre vient de l’entreprise qui vend l’outil, et les équipes qui adoptent ces méthodes sont souvent déjà les plus rapides. L’écart reste trop large pour être ignoré.
Le goulot d’étranglement se déplace. Écrire n’est plus le point dur ; lire, trier et arbitrer le deviennent. Dans une petite structure, cela signifie qu’une liste de tâches peut désormais grossir plus vite que la capacité à la relire, et que la compétence rare devient celle de dire non.
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04
Fabriquer une puce coûte jusqu’à 15 % plus cher parce que le leader est complet
Samsung fabrique des puces pour le compte d’autres entreprises. Comme son concurrent TSMC n’a plus de capacité disponible, Samsung a relevé ses tarifs de 10 à 15 % sur ses lignes les plus avancées.
La hausse porte sur la gravure en 4 nanomètres (la finesse du dessin des circuits : plus le chiffre est petit, plus la puce est moderne). Les clients chinois et américains encaissent 10 à 15 % de plus que le mois précédent, les clients taïwanais 5 à 10 %. La ligne en 5 nanomètres augmente aussi de 10 à 15 %, et l’ancienne ligne en 8 nanomètres de près de 10 %. L’usine concernée, à Pyeongtaek en Corée du Sud, tourne à pleine capacité depuis fin 2025.
Le mécanisme n’a rien de technique. La demande liée à l’IA a absorbé l’essentiel des capacités de pointe de TSMC, le numéro un mondial du secteur. Les commandes qui ne rentrent plus chez lui partent chez Samsung, qui retrouve donc, pour la première fois depuis des années, la possibilité de fixer ses prix. C’est une file d’attente, pas un progrès de qualité.
Cette hausse finit dans le prix de tout ce qui contient une puce : téléphones, voitures, objets connectés, serveurs. Elle arrive avec un décalage de quelques trimestres, le temps que les commandes passent en production. Autrement dit, un achat de matériel prévu pour 2027 se négocie plutôt maintenant que l’année prochaine.
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05
Sur 1 357 dispositifs médicaux à IA autorisés, 3 ont été testés sur la santé des patients
Des chercheurs de l’université de Toronto ont passé en revue tous les dispositifs médicaux à IA autorisés aux États-Unis. Presque aucun n’a été évalué sur la seule question qui compte : est-ce que les patients vont mieux.
L’étude, publiée le 19 août dans la revue PLOS Digital Health, recense 1 357 dispositifs autorisés. Trente-quatre, soit 2,5 %, sont rattachés à un essai clinique enregistré. Douze ont publié des résultats. Et trois, soit 0,2 %, ont mesuré ce qui arrive aux patients : mortalité, complications, réhospitalisations.
L’explication tient à la règle d’autorisation. Aux États-Unis, un dispositif obtient le plus souvent son feu vert en démontrant qu’il est « substantiellement équivalent » à un dispositif déjà autorisé. Personne n’exige la preuve qu’il soigne mieux. Les chercheurs ajoutent que 62 % des études disponibles sont de simples observations, menées sur des groupes petits et homogènes, dans des hôpitaux bien dotés, en excluant fréquemment les femmes enceintes, les plus de 75 ans et les personnes qui ne parlent pas anglais.
La leçon dépasse largement la santé. Une autorisation officielle atteste qu’un produit ressemble à un autre produit déjà accepté, pas qu’il fonctionne. Quand un fournisseur d’IA brandit une homologation ou une certification, deux questions suffisent à mesurer ce qu’elle vaut : qu’a-t-on mesuré exactement, et sur quelles personnes.
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L’Outil
Fathom
Fathom Video · Freemium · comptes rendus de réunion
Fathom se branche sur vos visioconférences (Zoom, Google Meet, Microsoft Teams), enregistre l’appel, le transcrit et rédige le compte rendu à votre place, avec les décisions prises et les tâches à faire.
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Tarif
Freemium. Le plan gratuit n’a pas de date de fin et couvre déjà l’essentiel : enregistrements et transcriptions en nombre illimité, résumé automatique après chaque appel, recherche dans vos réunions passées. Les formules payantes commencent à 20 $ par mois et par personne (16 $ avec un engagement annuel) pour un usage individuel, 19 $ par mois et par personne pour une équipe (15 $ en annuel), 34 $ pour la formule la plus complète. Vérifiez la page tarifs avant d’engager toute une équipe.
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À quoi ça sert : arrêter de prendre des notes pendant un rendez-vous. À la fin de l’appel, vous recevez le résumé, la liste des décisions, les tâches attribuées et la transcription complète. Vous pouvez ensuite fouiller l’ensemble de vos réunions comme une boîte mail (« qui a parlé du budget de novembre ? »). La transcription fonctionne dans 38 langues, et un appel mené en français donne un résumé en français.
Comment l’utiliser : 1) créez un compte gratuit sur le site et reliez votre agenda ; 2) choisissez si Fathom rejoint la réunion comme participant visible ou capture le son sans apparaître dans la liste ; 3) prévenez les participants que l’appel est enregistré, puis tenez la réunion normalement ; 4) à la fin, ouvrez le compte rendu, corrigez ce qui est inexact et envoyez-le aux participants ; 5) si vous le souhaitez, faites remonter automatiquement le résumé vers votre CRM (le logiciel qui garde l’historique de vos clients) ou vers votre messagerie d’équipe.
Cas PME : une société de services enchaîne huit rendez-vous prospects par semaine, et personne ne remplit la fiche client derrière. Cette semaine, branchez Fathom sur ces huit appels. Chaque soir, le commercial relit un compte rendu déjà écrit au lieu d’en rédiger un, et le dirigeant récupère un historique consultable de ce qui a réellement été promis aux clients.
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À ne pas confondre
Ce n’est pas un outil de visioconférence : Fathom ne remplace pas Zoom ni Teams, il s’y greffe. Et un rappel de bon sens juridique : en France, enregistrer une réunion suppose d’en informer les participants au préalable.
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