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Au sommaire
5 actus · 1 Skill
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Cloudflare ferme la porte aux robots d’IA sur 1/5 du web
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Un texte publié le week-end a fait chuter les fabricants de puces de 6 %
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Salesforce sort une IA entraînée sur des clients qui n’existent pas
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La Chine peut interdire de quitter le pays aux ingénieurs de l’IA
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Une puce de téléphone fait tourner une IA de 30 milliards de paramètres
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Le Skill
PM-Skills : 68 modes d’emploi qui prêtent un chef de produit à votre IA.
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01
Cloudflare ferme la porte aux robots d’IA sur 1/5 du web
Le service par lequel passe le trafic d’environ 1 site sur 5 bloque désormais par défaut les robots qui aspirent les contenus pour entraîner une IA, dès qu’une page affiche de la publicité.
La règle est entrée en vigueur hier. Cloudflare, l’intermédiaire qui filtre le trafic d’environ 1/5 du web, remplace son ancien interrupteur unique, celui qui autorisait ou refusait tous les robots d’IA en bloc, par 3 catégories. La recherche, quand un robot indexe une page pour la ressortir plus tard dans des résultats, reste autorisée partout. L’entraînement, quand un robot récupère un texte pour en nourrir un modèle, et l’agent, quand une IA vient chercher une information en direct pour le compte de quelqu’un, sont désormais refusés sur toute page qui affiche une publicité. L’argument tient en une phrase : une publicité signale que le propriétaire du site attendait un humain.
Le nouveau réglage s’applique aux domaines qui arrivent, aux sites créés à partir d’hier et à tous les comptes gratuits. Les clients payants gardent leurs propres réglages jusqu’à ce qu’ils y touchent. Une difficulté reste entière : les robots de Google, d’Apple et de Microsoft mélangent l’indexation et la collecte pour l’entraînement. Un robot à double usage hérite du traitement le plus strict, si bien que bloquer l’entraînement peut coûter de la visibilité dans les moteurs de recherche. Google conteste cette lecture.
Pour quiconque possède un site, la question n’est plus théorique. Le trafic automatisé a dépassé le trafic humain, et être lu par les IA est devenu la seule façon d’être cité dans leurs réponses. Cloudflare prépare d’ailleurs une facturation à l’usage, pour se faire payer non plus au moment où le contenu est récupéré, mais quand il ressort dans une réponse. Il vaut donc la peine d’aller regarder ses propres réglages, plutôt que de découvrir dans 3 mois qu’on a disparu sans l’avoir décidé.
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02
Un texte publié le week-end a fait chuter les fabricants de puces de 6 %
L’appel au ralentissement lancé par le patron d’Anthropic, puis soutenu par ceux d’OpenAI et de xAI, a suffi à faire vaciller la valeur boursière de toute l’industrie des puces.
Le dirigeant d’Anthropic, Dario Amodei, a publié ce week-end un long texte appelant à freiner volontairement la montée en puissance des modèles, le temps d’apprendre à en gérer les risques. Sam Altman, chez OpenAI, et Elon Musk, chez xAI, ont apporté leur soutien à la démarche. Lundi, les marchés ont répondu.
L’indice des fabricants de puces de Philadelphie a perdu près de 6 %, sa pire séance depuis début juillet. Nvidia a reculé de 3,4 %, Intel d’environ 6 %, Micron d’environ 5 %. En Asie, le coréen SK Hynix a cédé plus de 6 % et Samsung plus de 4 % ; à Tokyo, SoftBank, l’un des principaux actionnaires d’OpenAI, a lâché environ 10 %. Le Nasdaq, lui, n’a terminé qu’à 0,56 % de baisse, parce que les éditeurs de logiciels et les sociétés de cybersécurité sont montés pendant que les puces tombaient.
Ce décalage est l’information la plus utile de la journée. Les investisseurs ne doutent pas de la technologie : ils doutent du rythme auquel on continuera d’acheter des machines pour la faire tourner. Le débat, lui, a immédiatement débordé. La Maison-Blanche a rejeté l’idée d’un ralentissement, et Pékin a qualifié la démarche d’alarmisme. Autrement dit, personne ne semble pressé de ralentir : la discussion porte déjà sur qui paierait si quelqu’un le faisait.
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03
Salesforce sort une IA entraînée sur des clients qui n’existent pas
Le géant américain du logiciel commercial a présenté hier Koa, un modèle spécialisé dans les données clients, construit avec Nvidia et sans utiliser une seule donnée réelle de ses clients.
Salesforce vend un CRM, le logiciel qui garde la trace de vos prospects, de vos clients et de vos affaires en cours. Koa est conçu pour que des agents, ces programmes qui enchaînent plusieurs actions sans qu’on les relance, sachent travailler dans ce type d’outil : qualifier une piste, savoir quelle relance vient ensuite, clôturer un dossier de service client. Le modèle part de Nemotron, une base ouverte fournie par Nvidia, que Salesforce a ensuite spécialisée et qu’il héberge sur ses propres machines.
Le point le plus intéressant est la matière première. Plutôt que de puiser dans les données réelles accumulées chez ses clients, Salesforce a fabriqué des situations de toutes pièces, calquées sur 27 ans d’installations de son logiciel dans l’industrie, la santé, le voyage ou la finance. Les gains les plus nets portent sur les tâches en plusieurs étapes. Le modèle y dépasse GPT-4.1 sans atteindre les meilleurs modèles généralistes du moment. Il tourne déjà en interne, et quelques clients le testent, dont une écurie de Formule 1, le logiciel de comptabilité Xero et un centre hospitalier universitaire américain.
2 enseignements pour une petite structure. Un modèle plus modéré mais entraîné sur un métier précis peut battre un généraliste sur ce métier, ce qui rend le réflexe « prenons le plus gros modèle » moins évident qu’il n’y paraît. Et la donnée fabriquée devient un argument commercial : elle répond à la question que tout dirigeant finit par poser, celle de savoir si ses propres dossiers vont servir à entraîner l’IA du fournisseur. Aucun tarif n’a été annoncé.
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04
La Chine peut interdire de quitter le pays aux ingénieurs de l’IA
Un décret entré en vigueur hier autorise l’administration chinoise à retenir aux frontières les personnes qui détiennent des secrets sur les puces et l’intelligence artificielle.
Le décret numéro 841, signé par le premier ministre Li Qiang le 22 juillet, s’applique depuis hier. En 19 articles, il révise la gestion des entrées et des sorties du territoire, ce qui n’avait pas été fait depuis 2013. Le ministère du Commerce et d’autres administrations peuvent désormais empêcher un citoyen de quitter la Chine s’il a enfreint les règles sur le contrôle des exportations ou sur le commerce de technologies d’une manière « susceptible de mettre en danger » la sécurité industrielle ou technologique du pays.
2 détails comptent. Il n’est pas nécessaire qu’un dommage ait déjà eu lieu : le soupçon d’un risque suffit. Et pour cette catégorie, aucune durée maximale n’est fixée, là où les autres interdictions de sortie prévues par le texte vont de 6 mois à 3 ans. Les domaines visés sont les terres rares, les batteries, les puces et les technologies de pointe, l’intelligence artificielle comprise.
Le savoir-faire devient une marchandise soumise à autorisation, au même titre qu’une machine. Pour une entreprise qui recrute un ingénieur passé par un laboratoire chinois, qui ouvre un bureau sur place ou qui travaille avec un sous-traitant local, la mobilité des personnes cesse d’être un sujet de ressources humaines pour devenir un sujet juridique. Cela vaut d’être vérifié avant de signer, pas après.
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05
Une puce de téléphone fait tourner une IA de 30 milliards de paramètres
MediaTek a présenté hier le Dimensity 9600 Pro, premier processeur de mobile gravé en 2 nanomètres, capable d’exécuter un modèle entier sur l’appareil, sans passer par un serveur.
MediaTek fournit plus de processeurs de téléphone que n’importe qui d’autre dans le monde. Sa nouvelle puce est fabriquée par le taïwanais TSMC en 2 nanomètres, une finesse de gravure jamais atteinte en série sur un mobile, et consomme 61 % de moins que la précédente sur les calculs répartis entre plusieurs cœurs. Sa partie dédiée à l’IA avale un texte long 51 % plus vite et produit 55 % de mots en plus pour la même électricité.
Le chiffre à retenir est 30 milliards de paramètres, les réglages internes qui tiennent lieu de connaissance à un modèle. Jusqu’ici, un modèle de cette taille réclamait un serveur. Il tient maintenant dans un téléphone, grâce au mélange d’experts, une construction qui n’allume qu’une petite partie du modèle à chaque réponse. Une version moins chère, gravée en 3 nanomètres, accompagne la puce haut de gamme.
L’intérêt, pour un entrepreneur, n’est ni la finesse de gravure ni la vitesse. C’est que le texte ne sort plus de l’appareil : pas de connexion nécessaire, pas de facture à la requête, et rien à expliquer à un client qui demande où partent ses données. Un modèle de 30 milliards de paramètres ne rivalise pas avec les meilleurs modèles en ligne, mais il suffit largement pour rédiger, résumer, traduire ou trier. Reste à attendre les premiers appareils équipés.
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Le Skill
PM-Skills
Open source · Jonathan Prisant / Product on Purpose · Apache 2.0
Un chef de produit prêté à votre IA. Vous décrivez votre idée ou le chantier en cours, et vous récupérez le document qu’un professionnel du métier aurait écrit : le cadrage, l’ordre des priorités, la commande à passer à celui qui construit.
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C’est quoi un Skill ?
Un Skill, c’est un mode d’emploi écrit par quelqu’un d’autre et donné à votre IA. Vous l’installez une fois sur votre ordinateur, dans Claude Code (la version de Claude qui tourne chez vous). Ensuite, au lieu de réexpliquer chaque fois ce que vous attendez, vous demandez la tâche en une phrase et l’IA suit la méthode déjà écrite dans le Skill. Ce sont de simples fichiers texte, gratuits, que vous pouvez lire avant de vous en servir.
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En quoi c’est utile : quand on lance un produit ou une offre, la dépense la plus douloureuse n’est presque jamais la mauvaise exécution. C’est d’avoir construit la bonne chose dans le mauvais ordre, ou la mauvaise chose très proprement. Un dirigeant seul tranche à l’instinct, faute de méthode et de temps. Ici, vous obtenez en une session ce qu’une équipe produit mettrait plusieurs réunions à poser : à quel problème vous répondez, pour qui, quel est votre avantage réel, ce qui passe en premier, et à quoi ressemble la commande à donner à votre développeur ou à votre prestataire. Ce n’est pas une garantie de succès : c’est le moyen d’éviter les 3 mois de travail qu’on jette parce que personne n’avait écrit la question de départ.
Ce que ça fait concrètement : cadrer une idée de bout en bout, par une suite d’étapes guidées qui part du client et du problème, cartographie votre avantage face à la concurrence, compare 3 à 5 chemins possibles, puis en tire une hypothèse de départ et un brief d’une page. Trancher l’ordre des priorités : vous donnez votre liste de chantiers, le Skill la fait passer dans plusieurs méthodes de notation en parallèle et vous montre où elles s’accordent et où elles divergent. Écrire le document attendu, enfin : cahier des charges, récits d’usage, critères d’acceptation, compte rendu de réunion, avec plus de 200 exemples de rendus dans la bibliothèque pour voir à quoi le résultat doit ressembler.
Pour qui : dirigeants, indépendants, profils produit ou marketing qui doivent décider quoi construire et dans quel ordre, sans équipe produit à disposition. 68 Skills, mis à jour cette semaine encore, licence Apache 2.0, usage commercial autorisé. Une précaution à connaître : la bibliothèque est rédigée en anglais. Demandez une réponse en français et les documents sortiront en français.
Installer en 2 minutes
1. Ouvrez le Terminal, la fenêtre où l’on tape des commandes (Mac : Applications → Utilitaires → Terminal. Windows : menu Démarrer, tapez « Terminal »), puis lancez Claude Code en tapant claude et Entrée.
2. Copiez ces 2 lignes, collez-les l’une après l’autre, appuyez sur Entrée :
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/plugin marketplace add product-on-purpose/agent-plugins /plugin install pm-skills@product-on-purpose
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Mot à mot : la première ligne indique à Claude Code où trouver le dépôt de l’auteur sur GitHub, la seconde y prend la bibliothèque. Fermez puis relancez Claude Code pour qu’il en tienne compte. Rien ne passe par KLEAA.
3. Lancez un premier cadrage : tapez /workflow-foundation-sprint puis décrivez votre projet en français. Pour un besoin ponctuel, /pm-skills:define-prioritization-framework classe votre liste de chantiers, et /pm-skills:deliver-prd écrit le cahier des charges.
Skill publié par Jonathan Prisant (Product on Purpose) sous licence Apache 2.0. KLEAA sélectionne et explique : le code et la licence restent chez l’auteur.
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