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Au sommaire
5 actus · 1 Skill
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Claude a dessiné des protéines qui fonctionnent vraiment en laboratoire
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La Pennsylvanie donne aux communes un droit de veto sur les centres de données d’IA
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Le prix de la mémoire d’ordinateur a été multiplié par six en un an
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En Chine, Alipay ouvre la porte aux achats passés par une IA à votre place
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ByteDance signe avec Hollywood pour encadrer ses IA qui fabriquent des vidéos
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Le Skill
Open Accountant Skills : 44 modes d’emploi gratuits pour piloter les chiffres de votre entreprise.
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01
Claude a dessiné des protéines qui fonctionnent vraiment en laboratoire
Anthropic a demandé à Claude de concevoir des protéines capables de s’accrocher à 15 cibles précises. Deux laboratoires indépendants les ont fabriquées et testées : 14 cibles sur 15 ont trouvé preneur.
Une protéine dite « binder » est une molécule qui vient se coller à une cible précise, par exemple une protéine impliquée dans une maladie. C’est la brique de départ de beaucoup de médicaments, et sa conception occupe habituellement des semaines de travail d’experts, cible par cible. Anthropic a publié le 18 août les résultats d’un test où Claude a fait ce travail seul : choix du point d’accroche, génération des structures, cycles d’optimisation, tri des candidats.
Claude n’a pas inventé une biologie nouvelle. Il a piloté des logiciels spécialisés que les chercheurs utilisent déjà, en enchaînant les étapes sans qu’on lui redonne la main. Sur 15 cibles, 14 ont donné des molécules qui s’accrochent réellement. Les taux de réussite s’établissent à 22,6 % et 26,7 % selon les séries, et montent à 35,1 % quand Claude ne traite qu’une cible à la fois. La référence habituelle du métier tourne autour de 10 à 15 %. Deux sociétés, Adaptyv Bio et Twist Bioscience, ont produit et testé les molécules en laboratoire, chacune de son côté.
L’information ne concerne pas que la pharmacie. Ce qui est démontré ici, c’est qu’une IA généraliste sait se servir d’outils de spécialistes et mener une chaîne de tâches jusqu’au bout. Le même mouvement guette les métiers où la valeur tient à l’enchaînement d’opérations techniques : bureaux d’études, cabinets comptables, laboratoires d’analyse. La compétence rare cesse d’être « savoir manier l’outil » pour devenir « savoir décider quoi lui faire faire, et vérifier ce qui sort ».
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02
La Pennsylvanie donne aux communes un droit de veto sur les centres de données d’IA
Le gouverneur a signé un décret : plus aucun centre de données d’IA (immense entrepôt de serveurs qui fait tourner l’intelligence artificielle) ne pourra s’installer dans l’État sans l’accord des élus locaux.
Josh Shapiro a signé mardi 18 août le décret 2026-05. Il transforme en obligations légales des standards jusque-là appliqués sur la base du volontariat : prix de l’énergie pour les habitants, protection de l’environnement, engagements d’emploi, transparence sur le porteur du projet. La formule du gouverneur tient en une phrase : si la commune n’approuve pas un projet, l’État ne l’approuvera pas non plus.
Deux mesures pèsent lourd. Ces projets sortent de la procédure accélérée de permis, celle qui permettait d’aller vite. Et les accords de confidentialité sont interdits, alors qu’ils empêchaient jusqu’ici les riverains de savoir quelle entreprise s’installait derrière la clôture. En un an, plus de 100 projets de centres de données ont été recensés dans l’État. Le texte arrive après le refus du Sénat local d’examiner une loi équivalente déjà votée par la Chambre.
Derrière la mécanique administrative, il y a une contrainte physique : l’IA a besoin d’électricité, de terrain et d’eau, et cela se négocie commune par commune. Pour une entreprise qui achète du cloud, ces frictions locales finissent par se lire sur la facture et sur les délais de mise à disposition. Le coût du calcul n’est plus seulement une affaire de puces : c’est aussi une affaire de permis de construire.
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03
Le prix de la mémoire d’ordinateur a été multiplié par six en un an
La mémoire vive (les barrettes qui permettent à un ordinateur de faire tourner plusieurs choses à la fois) a pris jusqu’à 500 % en douze mois. En cause : les centres de données d’IA raflent la production.
Un kit de 128 Go de DDR5, la génération actuelle de mémoire pour ordinateurs, se négocie désormais 3 399 dollars, soit plus de dix fois son point bas. Un kit de 64 Go qui coûtait moins de 200 dollars l’été dernier dépasse aujourd’hui 1 100 dollars. Sur douze mois, certaines références affichent près de 500 % de hausse.
Le mécanisme est simple. Les fabricants disposent d’un nombre fixe de lignes de production. Ils les basculent vers la HBM, une mémoire haut de gamme empilée en couches et collée aux puces d’IA, bien plus rentable à vendre. Chaque ligne convertie cesse de produire les barrettes qui équipent les ordinateurs portables et les serveurs ordinaires. L’IA absorbera environ 20 % de la production mondiale de mémoire en 2026, et les acheteurs de centres de données surenchérissent sur tout le monde.
Renouveler un parc de postes, monter un serveur, commander vingt portables pour une nouvelle équipe : la ligne matériel d’un budget a changé d’échelle, sans que rien n’ait changé dans l’entreprise. Les prévisions donnent une tension au moins jusqu’en 2027, le patron de SK Hynix évoquant même la pire année d’approvisionnement de l’histoire du secteur. Repousser un achat de six mois en espérant que les prix redescendent n’est plus un calcul gagnant.
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04
En Chine, Alipay ouvre la porte aux achats passés par une IA à votre place
Alipay, l’application de paiement utilisée par des centaines de millions de Chinois, permet désormais aux commerçants de rendre leur catalogue commandable directement par un assistant IA.
La plateforme a été présentée lors d’une conférence partenaires à Hangzhou. Le principe : un commerçant branche son catalogue, ses stocks et son système de commande sur Ah Bao, l’assistant IA d’Alipay. Le client demande un café ou un repas, l’assistant choisit, commande et paie. KFC, Luckin Coffee et Mixue Bingcheng sont déjà raccordés.
Alipay fournit tout ce qui manque d’habitude à un assistant pour aller au bout d’un achat : le paiement, la vérification d’identité, la lutte contre la fraude et le suivi de livraison. Un protocole maison, baptisé AHA, permet à d’autres assistants et à d’autres appareils de s’y connecter. Ah Bao est déjà présent chez cinq marques de smartphones qui pèsent plus de 70 % du marché chinois, et chez 16 constructeurs automobiles. Pour attirer les commerçants, Alipay offre du crédit de calcul, des commissions réduites et l’accès gratuit à 57 briques métier : programme de fidélité, coupons, notation de solvabilité.
Le changement de fond tient en une phrase : la vitrine ne s’adresse plus seulement à un humain qui clique, mais à une machine qui compare et achète. Un catalogue mal structuré, des prix illisibles, des conditions enfouies dans une image : tout cela devient invisible pour un assistant. La question à se poser sur son propre site n’est plus « est-il joli », mais « est-il compréhensible par un logiciel qui décide à la place du client ».
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05
ByteDance signe avec Hollywood pour encadrer ses IA qui fabriquent des vidéos
Le propriétaire de TikTok et l’organisation des grands studios américains ont signé un accord censé empêcher ses générateurs de vidéos et d’images de recracher des personnages protégés.
ByteDance et la Motion Picture Association, qui représente Disney, Warner, Universal, Paramount, Netflix et Sony, ont annoncé le 17 août un protocole d’accord mondial sur la protection des droits. Il couvre Seedance, qui fabrique des vidéos à partir d’une phrase, et Seedream, qui fabrique des images, tous deux accessibles via TikTok, CapCut et Dreamina.
Le contexte explique la signature. En février, les studios avaient envoyé une mise en demeure après avoir constaté que ces outils produisaient des personnages sous droits et des visages de célébrités sans autorisation. L’accord présente les dernières versions comme un progrès sur ce point. Aucune des deux parties n’a toutefois publié la liste des contrôles techniques, les seuils retenus, ni la procédure appliquée en cas de manquement.
Pour une marque qui produit du contenu, la question glisse du « est-ce que ça marche » vers le « est-ce que j’ai le droit ». Les plateformes commencent à filtrer en amont, et ce filtrage se durcira au fil des accords. Un visuel généré aujourd’hui peut devenir impossible à reproduire demain, sur le même outil, avec la même consigne. Garder trace de ce qui a servi à produire chaque visuel devient un réflexe de gestion, pas une lubie de juriste.
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Le Skill
Open Accountant Skills
Open source · Open Accountant · Licence MIT
Un ensemble de 44 modes d’emploi gratuits qui apprennent à Claude Code à tenir les chiffres d’une petite entreprise : trésorerie, rentabilité, factures impayées. Vous donnez un export de votre banque ou de votre outil d’encaissement, vous obtenez des réponses.
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C’est quoi un Skill ?
Un Skill, c’est un mode d’emploi gratuit que l’on installe une fois dans Claude Code (la version de Claude qui tourne sur votre ordinateur). L’IA sait alors exécuter une tâche précise, avec la bonne méthode et le bon format de sortie, sans que vous ayez à réexpliquer le travail à chaque fois.
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En quoi c’est utile : beaucoup de dirigeants ne regardent vraiment leurs chiffres qu’une fois par trimestre, quand le comptable les rend. Ici, un simple fichier de transactions suffit pour savoir combien de mois de trésorerie vous avez devant vous, quel client rapporte réellement de l’argent, et quelles dépenses récurrentes vous payez sans les utiliser. Compter en minutes, pas en rendez-vous.
Ce que ça fait concrètement : projeter votre trésorerie sur les mois à venir et calculer combien de temps l’entreprise tient au rythme actuel. Sortir un compte de résultat et la rentabilité client par client. Lister les factures qui traînent et les abonnements dormants. Pour qui : indépendants, freelances et dirigeants de TPE ou PME qui pilotent sans directeur financier.
Une réserve utile : les modules fiscaux sont calés sur les règles américaines et ne vous serviront pas ici. Les modules trésorerie, rentabilité, facturation et abonnements, eux, ne dépendent d’aucun pays. KLEAA sélectionne le Skill : le code et la licence restent chez l’auteur.
Installer en 2 minutes
1. Ouvrez le Terminal (Mac : Applications → Utilitaires → Terminal).
2. Copiez cette ligne, collez-la, appuyez sur Entrée. Le mot npx est un petit utilitaire fourni avec Node.js ; il va chercher les Skills chez leur auteur et les dépose sur votre ordinateur.
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npx skills add openaccountant/skills
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3. Dans Claude Code, exportez vos transactions en fichier CSV, puis demandez par exemple : « Fais-moi une prévision de trésorerie à partir de ce fichier ». Pour n’installer qu’un module, ajoutez son nom à la fin de la commande, par exemple --skill cash-flow-forecast.
Sélection KLEAA · 44 Skills · licence MIT vérifiée sur le dépôt
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